PEC Communiqué Ukraine/Afghanistan

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La PEC condamné le meurtre de journalistes en Ukraine et critique les talibans pour la poursuite de la répression contre les médias

Genève, 18 mars 2022 (PEC) – La Presse Emblème Campagne (PEC) exprime sa vive inquiétude et condamne le meurtre de journalistes en Ukraine, en reportage sur le terrain après l’invasion russe, et exhorte toutes les parties au conflit à respecter la liberté de la presse. La PEC (www.pressemblem.ch) critique également les talibans, qui continuent de s’en prendre aux journalistes afghans après être arrivés au pouvoir à Kaboul en août dernier.

Depuis que les forces russes ont lancé des actions militaires en Ukraine, au moins six journalistes, dont des étrangers, ont été tués dans les combats à l’intérieur du pays. Toutes les victimes dont Shakirov Dilerbek Shukurovych (tué dans la localité de Kherson le 26 février 2022), Yevhenii Sakun (Kiev le 1er mars), Viktor Dudar (Mykolaïv, 4 mars), Brent Renaud (Irpin, 13 mars), Pierre Zakrzewski ( Horenka, 14 mars), Oleksandra Kurshynova (Horenka, 14 mars) étaient sur le terrain pour témoigner de la guerre.

Des dizaines de journalistes dont Benjamin Hall, Guillaume Briquet, Stuart Ramsay, Richie Mockler, Stefan Weichert, Emil Filtenborg Mikkelsen, etc. ont été blessés en trois semaines dans le conflit. La PEC est alarmée par les attaques continues contre les journalistes alors qu’ils portaient sur eux un emblème indiqué clairement PRESSE. « Les journalistes ne devraient jamais être la cible d’une action militaire car ils ne sont pas des combattants. De plus, ils doivent bénéficier des protections énoncées dans les Conventions de Genève », a déclaré Blaise Lempen, président de la PEC.

Hausse de plus de 100 %

À ce jour, 32 journalistes dans le monde ont perdu la vie dans les attentats depuis le 1er janvier, soit une augmentation de plus de 100 % par rapport à la même période de l’an dernier. Le plus grand nombre de victimes est enregistré au Mexique, avec neuf assassinats (Jose Luis Gamboa, Margarito Martinez, Lourdes Maldonado, Roberto Toledo, Marcos Ernesto Islas Flores, Heber Lopez Osorio, Michelle Perez Tadeo, Juan Carlos Muñiz et Armando Linares), suivi d’Haïti (Amady John Wesley, Wilguens Louissaint et Lazarre Maxihen) et du Pakistan (Hasnain Shah, Murtaza Shar et Athar Mateen).

L’Inde a également été témoin du meurtre de trois journalistes (Rohit Kumar Biswal, Sudhir Saini et Juned Khan Pathan) déjà cette année, tandis que le Yémen (Mervan Yusuf), le Brésil (Givanildo Oliveira), la Turquie (Gungor Arslan) , les Philippines (Jaynard Angeles) , le Kazakhstan (Muratkhan Bazarbayev), le Tchad (Djaï-Loramadji Evariste), le Honduras (Pablo Isabel Hernandez Rivera) et le Myanmar (Pu Tui Dim) ont chacun perdu un journaliste aux mains d’assaillants .

Pendant ce temps, les journalistes afghans subissent des tortures physiques de la part des forces talibanes et nombre d’entre eux se sont réfugiés à l’étranger. Un rapport récent, publié conjointement par l’Afghanistan Journalists Centre et l’Afghan Independent Journalists Association, a indiqué que plus de 40 % des médias (sur 224 chaînes d’information, stations de radio, sites Web d’information et journaux) ont ont cessé leurs activités en raison d’un manque de financement et des restrictions imposées par le gouvernement de Kaboul.

« Depuis que les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan en août 2021, des centaines de journalistes en activité (dont la plupart sont des femmes) ont quitté le pays », a précisé le représentant de la PEC pour l’Asie du Sud , Nava Thakuria, ajoutant que le régime des talibans doit son tenir engagement de respecter la liberté de la presse. La PEC appelle la communauté internationale à soutenir les médias afghans pour prévenir un effondrement total.
Plus d’infos sur : www.pressemblem.ch