Lutte contre le terrorisme: Formation des journalistes

by

[ A+ ] /[ A- ]

Du 17 au 21 décembre 2018 à l’hôtel Club de Sélingué l’Office central des Stupéfiants (OCS) et son partenaire ONUDC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime organisé) ont organisé un atelier de formation à l’intention des Journalistes d’investigation sur la Composante Police du G5 Sahel.
Cinq communications ont émaillé les journées et ont fait l’objet de débats entre les journalistes et les experts.
Au nombre de ces communications celle présentée par la Coordination des Journalistes du G5 Sahel (COJ G5 Sahel) et qui porte sur Médias et Lutte contre le Terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité transnationale a le plus suscité les intérêts.
L’expert Youbba KONATE, Journaliste et vice-coordinateur du COJ G5 Sahel qui sans détour a mis les journalistes devant leur responsabilité face à la méthodologie ou au comportement à adopter lors d’attentat terroriste ou de crime organisé.
Mr KONATE a évoqué la récupération par les terroristes des médias à leur fins car dit il « …leur esprit n’est pas de tuer beaucoup de personnes, mais que beaucoup de personnes sachent »
« Le terroriste veut exacerber la peur par la vision de l’horreur ou obtenir une réception de son message plus forte que sa représentativité politique….le terroriste « fait du Judo » avec les médias. Il utilise leur force, la faculté de fasciner les masses, comme une faiblesse pour leur imposer sa volonté. Tout se passe comme s’il avait un contrat implicite : le terroriste fournit l’image, le média fourni l’impact … »
Un débat très houleux a aussi porté sur la responsabilité sociale du journaliste face au de l’information liée au terrorisme, à la criminalité transnationale toutes choses qui peuvent orienter ou désorienter les services spécialisés de lutte contre le terrorisme et le crime organisé.
Les Experts qui ont intervenu sont tous unanimes sur l’importance des médias dans la lutte contre le fléau qui prend d’ailleurs de l’ampleur non pas seulement au Sahel mais dans le monde entier.
Au terme des débats les journalistes et les experts ont convenus que la responsabilité sociale en appoint aux lois interdisant l’apologie du terrorisme et du crime doivent être les maitre-mots dans notre travail.

Envoyé special a Selingué

TOURE Hamidou Elhadji