Le Mali, un Pseudo Etat? Se demande le Dr Assoumane Maiga

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Le Docteur Assoumane MAIGA est un citoyen de la Région de Tombouctou.
Sa recherche de connaissance l’a conduit au États Unis où il a parfait un Master 2 puis un Doctorat en Communication Agricole .Auparavant le Docteur Assoumane MAIGA était professeur de langue (Anglais) à l’Institut des langues.
C’est un Monsieur très inquiet qui nous livre son point de vue sur la situation préoccupante du Mali.
Lisons le:
“Je voudrai rompre mon silence sur les médias sociaux pour exprimer quelques opinions neutres et indépendantes de toute coloration politique sur certaines questions brûlantes de l’ actualité de notre pays. Mes constats sont assez inquiétants et alarmants.
S’agissant de la sécurité, le Mali se classe parmi les pays où la mort, la criminalité et les armes ne font plus peur à personne. Pas un seul jour où on apprend des nouvelles de mort d’homme(s), d’attaques soient de groupes terroristes ou criminels. En ce qui concerne, les groupes terroristes ou Jihadists comme dirait l’autre, quelle forme de Jihad mènent-ils dans un pays comme le nôtre à 95% musulmans en s’attaquant à des populations vivant au dessous du seuil de pauvreté, moins d’1,5 USD par jour? Le Mali compte plus de mosquées que d’écoles ou dispensaires. Pas plus tard que 72 heures près d’une cinquante de morts a Menaka. Que pourrait- être leur véritable motivation? Que gagneraient-ils dans leurs differents forfaits? Faire du Mali un havre de paix pour les bandits les plus recherchés de la planète? Diviser des communautés qui ont vécu ensemble dans la paix, la cohésion, et la fraternité pendant des siècles? En tout cas, le chaos est généralisé à ce niveau.
Les elections présidentielles prévues pour fin juillet font également très peur et si nous considérons les propos haineux et belliqueux tenus par les différents acteurs (antagonistes) politiques on ne peut prédire une période post-électorale calme et paisible en 2018 au Mali. Tendances « Boua a bla » « Bou ta bla » « Boua ou rien », etc. Notre constat est qu’ aucune des parties n’accepte la contradiction. On se prépare à enterrer la démocratie dignement et durement acquise en 1991 au prix du sang de nos martyrs. On tue à ciel ouvert et dans l’obscurité. L’ adversaire politique est à abattre par tous les moyens. On est en court d’ arguments réels et convaincants. Et donc, on s’ arme, on complote pour tuer. La politique fait désormais peur au Mali. La démocratie exige de nous des institutions fortes, la contradiction, le respect des droits de l’homme, le vivre ensemble, le dialogue et la compromission.
Le Mali compte désormais 18 millions d’experts, de journalistes, de ministres, de présidents, personne n’écoute plus personne. Le plus petit sujet agite tout le monde et préoccupe tout le monde. On n accepte rien et on ne pardonne plus rien. On saute sur la moindre erreur de l’autre. Tout le monde s’exprime ainsi « il parait que. . . » Et aussi, nous avons des supers citoyens qui ne  craignent ni la justice, ni l’ Etat. Des hercules véritables!!! Notre Mali ressemble à une basse-cour où chacun a sa propre règle. Le Mali un pseudo État?