EDITO: Fragilité où Frigidité, interrogeons-nous?

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Certes ces deux mots ne veulent pas dire la même chose mais tout laisse à présager que les Institutions de nos pays souffrent de l’un ou de l’autre sinon des deux maux ;
Il a fallu juste un petit mouvement de mutins pour traduire à néant les gros efforts consentis par le Général ATT pendant dix ans, dix ans qu’il avait mis à bâtir une démocratie atypique où le consensus était en étrave.
Même son de cloche au Burkina Faso, le pays des hommes intègres ou pour la deuxième fois en l’espace de moins d’une année, la Présidence et tout le gouvernement subissent doublement des humeurs respectivement de la société civile avec le balai citoyen et des éléments du RSP (Régiment de la Sécurité Présidentielle).
Est-ce une myopie de nos dirigeants ou une naïveté doublée de soif de pouvoir ?
Le premier mal, la myopie traduit l’incapacité de nos dirigeants à anticiper et à prendre des mesures idoines pour la stabilité de nos pays, à se livrer à des querelles de positionnement et à des calculs partisans voilà pourquoi elles sont fragiles ; Quand au second aspect la frigidité, elle se traduit par cette insouciance à mettre le peuple au dessus de tout, toute chose qui les soustrait toute légitimité et toute légalité à telle enseigne qu’elles ne bénéficient d’aucun soutien des populations.
Dans tous les cas les institutions de nos pays ont intérêt à être plutôt proche et pour le peuple.

TOURE Hamidou ElHadji