Crise à la FEMAFOOT : Adama Koné, président de la commission de médiation

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Depuis hier on connaît la composition du pool de médiateurs mis en place par le Comité national olympique et sportif (CNOS) pour entreprendre la médiation auprès des protagonistes de la crise qui divise le monde du football national depuis janvier. Le pool est composé de 9 membres avec comme président, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Adama Koné.    ADAMA_KONE_318075263
Les autres membres de l’équipe ont pour nom : Mohamed Oumar Traoré (président de la Fédération malienne de tennis et secrétaire général du CNOS), Oumarou Tamboura (directeur exécutif du CNOS, professeur de sports, ancien conseiller technique et ancien directeur national des sports), Souleymane Diarra (inspecteur des sports, ancien directeur régional des sports du District, Fassiriman Diakité (inspecteur des sports et de la jeunesse, ancien secrétaire général du ministère des sports, secrétaire exécutif de la Zone II), Cheick Konaté (ancien directeur national des sports, inspecteur de la jeunesse et des sports, directeur général de l’INJS), Amadou Cissé (cadre de banque, ancien membre de la Fédération malienne de football et du comité d’organisation de la CAN 2002), Douah Abraham Cissoko (ancien directeur général des douanes, président de la Fédération malienne de jeu de dames) et Papa Oumar Diop (reporter sportif, président de la commission média du CNOS).
Pour mémoire, c’est Adama Koné qui avait été choisi par le ministre des Sports, Housseïni Amion Guindo pour diriger le comité de normalisation de l’ancienne Fédération malienne de hippisme (FMH), suite à la crise qui a secoué le monde du cheval pendant plusieurs années. Adama Koné a présidé aux destinés du comité pendant quelques mois, avant de mettre en place l’actuel bureau de la fédération. Par la même occasion, la Fédération malienne de hippisme changera de nom pour devenir Fédération malienne des sports équestres (FMSE).
Dans le communiqué du CNOS dont copie a été déposée et qui est signée du président du Comité national olympique et sportif, Habib Sissoko, le CNOS indique que le pool de médiateurs a été mis en place par décision N°009-15/CNOSM et est «chargé d’entreprendre une médiation auprès des protagonistes de la regrettable crise que traverse le football et qui constitue aujourd’hui un sujet de préoccupation pour une écrasante de Maliens, hommes et femmes, jeunes et vieux, du haut responsable au simple citoyen.
A ce groupe de médiateurs, souligne le communiqué, nous avons donné carte blanche, entière liberté d’initiative pour entreprendre des démarches auprès de tous afin de ramener la tranquillité, la sérénité et la confiance nécessaire à un climat de paix dans lequel le progrès sera possible».
«Dans le respect de chacun et de tous pour l’amour et la passion que nous partageons pour le football, dans le respect des opinions et des considérations de chacun, et surtout dans le souci de l’éthique sportive et des principes fondateurs du mouvement et de la Charte olympique, les médiateurs commis par le CONS iront à chacun et à tous avec un leitmotiv : faire la paix des braves. Cela est possible avec de la compréhension, le don de soi, l’amour pour notre pays.
Cela est possible mais pas à n’importe quel prix. Cela est possible en respectant tous les acteurs dans leur intégrité et leur dignité car après tout, il s‘agit de vivre notre passion commune qu’est le football, en nous respectant entre nous et en respectant les règles et principes que nous avons librement adoptés. Pas d’à priori ! Pas de haine ! Surtout pas d’injures à la bouche en allant à la rencontre de l’autre».
Pour le premier responsable du CNOS, Habib Sissoko, le peuple du football peut donner une chance à la médiation, peut-être la dernière en s’abstenant de poser de nouveaux actes qui la compromettront. «Nous sommes un pays de droit. Nous aspirons profondément à être un pays de paix, martèle le président du CNOS.
Si la crise actuelle que connaît le football malien était résolue tout le monde y gagnerait. Si elle perdure, nous y perdrons tous», met en garde Habib Sissoko. Et de conclure : «encore une fois ce pool de médiation a reçu carte blanche pour conduire sa médiation».

Source: Essor