BUSINESS A LA MACA

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La maison d’arrêt et de correction de Bamako est devenue par excellence un grand centre de business.

Des détenus aux surveillants de prison, chacun à sa clientèle et son domaine.

D’autres seront des empereurs avec un empire que seuls eux contrôlent sans partage.

De l’accueil à la visite du détenu, chaque étape est un déboire pour le citoyen soucieux de voir rapidement son parent.

Sans scrupule, ni étique certains surveillants n’hésitent à aucun moment de te demander de mettre la main à la poche juste pour connaitre la cellule (le cabinet selon leur appellation) du détenu visité.

A ce niveau le tableau qui devrait affichée, la liste des personnes détenues et leur cellule n’est pas disponible, il faut amadouer et donner nécessairement un petit quelque chose pour que l’agent chargé vous donne vaguement un numéro de cabinet ;

Ce n’est pas tout vous n’êtes pas autorisé à vous rendre au cabinet, il faut l’assistance d’un détenu commis par l’agent en service au niveau de la case des visiteurs.

Une mafia qui marche et qui profitent ainsi à toutes les personnes impliquées, du régisseur aux détenus en passant par les surveillants de service.

De l’autre côté les surveillants chargés de recevoir les rations alimentaires apportées par les parents de détenus ont leur business toujours en utilisant des détenus commis pour la circonstance.

Et qui n’adhère pas à cette mafia tournera en rond pendant des heures et finis par être chassé des locaux sans voir son  parent.

La Rédaction