OIF: Catherine CANO, N°2 de l’organisation quitte ses fonctions

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Moins de deux ans après sa nomination, le numéro deux de l’Organisation internationale de la francophonie, la Canadienne Catherine Cano, quitte ses fonctions dans un climat de «désaccords persistants», a appris notre Bureau d’enquête.
Ce départ précipité a été annoncé mercredi par la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.
Un courriel aux employés du siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) indique que Mme Mushikiwabo a «accepté la démission» de Mme Cano, nommée administratrice en mars 2019.
«Considérant les désaccords persistants sur ses méthodes de travail, la secrétaire générale a décidé que cette démission prendrait effet immédiatement », peut-on lire dans le courriel.
Hervé Barraquand, chef du bureau de l’administratrice, «assurera la continuité des services et le suivi des dossiers en cours».
CONTROVERSES
Mme Cano avait été nommée après l’élection de Mme Mushikiwabo, qui a remplacé la Québécoise Michaëlle Jean. Le mandat de cette dernière a été dominé par une succession de controverses, dont les coûts de rénovation de son appartement de fonction.
De passage à Montréal la semaine dernière, Mme Cano expliquait d’ailleurs que son début de mandat avait été marqué par les finances déficitaires laissées par ses prédécesseurs.
Le cabinet de la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a souligné la contribution de Mme Cano.
«Elle a apporté des modifications administratives, notamment en matière de transparence, d’équilibre budgétaire et de performance des programmes», a indiqué l’attachée de presse, Flore Bouchon, dans une déclaration écrite.
Québec offre une collaboration à l’OIF pour achever ces réformes et, à ce titre, travaillera avec Ottawa «pour proposer une nouvelle candidature au poste d’administrateur de l’OIF».
CONGÉDIEMENTS
Peu d’informations ont filtré quant aux désaccords qui ont conduit au départ de Mme Cano.
En décembre, le magazine Jeune Afrique rapportait que plusieurs directeurs avaient été remerciés par Mme Mushikiwabo et Mme Cano.
Plus récemment, des divergences se seraient manifestées à la tête de l’OIF au sujet d’une nomination à l’un de ces postes.
ALEXANDRE ROBILLARD